B. Vergès*a (Pr)

a CHU Dijon, INSERM LNC-UMR 1231, Dijon, FRANCE

* bruno.verges@chu-dijon.fr

Le risque cardiovasculaire est significativement augmenté chez les patients diabétiques de type 1, même chez ceux dont les facteurs de risque cardiovasculaire sont parfaitement contrôlés. Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer cette augmentation du risque de survenue d'événements cardiovasculaires, au cours du diabète de type 1. Hyperglycémie chronique est un facteur important et il est démontré que sa réduction réduit le risque de survenue d'événements cardiovasculaires majeurs. La néphropathie, même au stade de la microalbuminurie, est associée à une augmentation du risque cardiovasculaire, mais les mécanismes physiopathologiques de cette association demeurent mal connus. La survenue d'hypoglycémies fréquentes et sévères est susceptible de favoriser l'atteinte cardiovasculaire via des effets pro-inflammatoires ainsi qu'une réduction de la vasodilatation endothélium-dépendante. Il est tout à fait probable que la variabilité glycémique puisse, aussi, être un facteur en cause, mais nous manquons encore de preuves épidémiologiques solides. L'insulino-résistance, qui est parfois observée chez certains patients diabétiques de type 1 en surpoids, est également un facteur accroissant le risque cardiovasculaire. Enfin, les anomalies qualitatives et fonctionnelles des lipoprotéines, observées au cours du diabète de type 1, pourraient directement être impliquées.

L’auteur n’a pas transmis de déclaration de conflit d’intérêt.