J. Young*a (Pr)

a Université Paris Saclay, INSERM U 1185 et APHP - Hôpital Bicêtre, Le Kremlin Bicêtre, FRANCE

* jacques.young@aphp.fr

Les HHC et SK sont des maladies génétiques rares altérant le développement pubertaire et la fertilité. Les nCHH/KS résultent d'un déficit de sécrétion/action de la GnRH entrainant un déficit en LH et FSH. Les HHC sont classiquement divisés en deux grands cadres: 1) Les anomalies du développement foetal du système olfactif et des neurones à GnRH pendant la vie foetale (SK); 2) Les anomalies de la cascade neuroendocrine gonadotrope empêchant la sécrétion de la GnRH ou l'action au niveau des cellules gonadotropes hypophysaires. Des arguments génétiques s’accumulent indiquant qu'un HHC/KS puisse faire intervenir une combinaison d’anomalies génétiques altérant ces 2 processus. Point essentiel, les HHC/KS sont des maladies responsables d’une infertilité curable avec un pronostic de fertilité très favorable grâce aux traitements hormonaux. Un grand nombre gènes impliqués dans les HHC/KS ont été découverts depuis plus de 30 ans (Young et al. Endocrine Reviews, 2019). De nombreuses formes mendeliennes/monogéniques existent mais l’architecture génétique des HHC/KS est devenue progressivement plus complexe avec l'emmergence de nombreuses formes oligogéniques. Les transmissions mendeliennes classiques sont parfois prises en défaut ce qui rend le conseil génétique complexe et moins fiable. Depuis près de 7 ans l’évaluation génétique des patients HHC/KS fait largement appel au séquençage massif parallèle (séquençage de nouvelle génération (NGS) ou Exome sequencing). Une des conséquences de ces technologies est la mise en évidence fréquente de plusieurs variants rares délétères chez le même patient (oligogénisme). Nous allons discuter ces problèmes émergents qui complexifient le conseil génétique.

L’auteur n’a pas transmis de déclaration de conflit d’intérêt.