P. Faucher*a (Dr), JC. Desport*b (Pr)

a Hôpital Pitié Salpêtrière, Paris, FRANCE ; b CHU Dupuytren, Limoges; Université de Limoges, Limoges, FRANCE

* nutrition@unilim.fr

La prévalence de la dénutrition au cours du cancer est d’environ 40% (tout cancer confondu), et jusqu’à 70% pour certains cancers (pancréas ) (1). Les conséquences de la dénutrition en cancérologie sont graves : augmentation de la morbi-mortalité post-opératoire et post-chimiothérapie, diminution de la réponse à la chimiothérapie, de la résécabilité des cancers digestifs, de la qualité de vie (2).

Le dépistage de la dénutrition en cancérologie est indispensable dès le début et à chaque étape du parcours personnalisé de soins. Les critères diagnostiques de la dénutrition en général chez l’enfant et de l’adulte < 70 ans ont été révisés par l’H.A.S. en novembre 2019 (3) et comportent une évaluation de la sarcopénie, élément particulièrement important en cancérologie puisqu’elle est associée au taux de mortalité, à un déclin fonctionnel à une augmentation des infections post-opératoires, et une toxicité plus élevée de la chimiothérapie (4).

La prise en charge de la dénutrition en cancérologie repose sur les recommandations professionnelles de la Société Française de Nutrition Clinique et Métabolique publiées en 2012. Elle doit être précoce et adaptée aux types de cancer et de traitement oncologique prévu.

Savoir dépister la dénutrition et connaître les situations à risque sont des objectifs majeurs à atteindre pour les soignants afin de proposer une intervention nutritionnelle le plus tôt possible chez le malade atteint de cancer.

(1) Hébuterne et al., JPEN 2014;38:196-204

(2) Van Cutsem E, Arends J. Eur J Oncol Nurs 2005;9 Suppl 2:S51-63.

(3) https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2019-11/reco277_recommandations_rbp_denutrition_cd_2019_11_13_v0.pdf

(4) Prado CM et al. Lancet Oncol 2008;9:629-35.

L’auteur n’a pas transmis de déclaration de conflit d’intérêt.