C. Moro*a (Dr)

a Institut des Maladies Métaboliques et Cardiovasculaires, Inserm/Université Toulouse 3 UMR1297, Toulouse, FRANCE

* cedric.moro@inserm.fr

Les peptides natriurétiques (PN) d’origine cardiaque émergent depuis deux décennies comme des hormones métaboliques. En réponse à divers stimuli physiologiques induisant une distension de l’oreillette droite, le cœur libère du peptide atrial natriurétique (ANP) pour diminuer la volémie. Notre équipe a mis en évidence la présence de récepteurs à l’ANP sur les adipocytes blancs humains capables d’activer la lipolyse par une voie GMPc-dépendante. Au cours d’études cliniques, nous avons montré que l’ANP contribue à la mobilisation des lipides induite par l’exercice physique. Des travaux plus récents indiquent que l’ANP est libéré en réponse à une exposition aigue au froid et contribue à l’activation du tissu adipeux brun et de la thermogenèse sans frisson. Plusieurs études de cohortes prospectives rapportent une baisse des niveaux circulants de PN avec l’obésité prédictive du développement d’un diabète de type 2 (DT2). Les études précliniques soulignent un lien causal entre déficit en ANP et DT2, ainsi que l’intérêt thérapeutique des PN pour prévenir le DT2. Ces effets pourraient impliquer l’activation du tissu adipeux brun. En résumé, ces travaux mettent en évidence un rôle physiologique important de l’ANP dans le contrôle du métabolisme énergétique et la prévention des complications métaboliques de l’obésité.

L’auteur n’a pas transmis de déclaration de conflit d’intérêt.