P. Valet*a (Pr)

a Institut RESTORE, Toulouse, FRANCE

* philippe.valet@inserm.fr

L’apeline est le ligand endogène du récepteur membranaire couplé aux protéines G appelé APJ. Plusieurs isoformes de ce peptide existent comme l'apeline-36 et l’apeline-13. L’apeline et APJ sont exprimés dans le système nerveux central, en particulier dans l'hypothalamus et dans de nombreux tissus périphériques comme le cœur, les poumons, le tissu adipeux, les cellules endothéliales des vaisseaux sanguins et le muscle squelettique. L’apeline est impliquée dans la régulation de la prise hydrique par ses effets diurétiques, des fonctions cardiovasculaires, de la prise alimentaire, de la prolifération cellulaire et l'angiogenèse. L’apeline a été décrite par notre groupe comme pouvant être produite et sécrétée par les adipocytes. L'expression et la sécrétion de l'apeline par les adipocytes est principalement réglée par l'insuline. Avec l'obésité et les pathologies associées comme le diabète de type 2, les concentrations plasmatiques d’apeline sont augmentées. Le lien entre l'apeline et les troubles métaboliques est un domaine d'investigation d'intérêt puisque les effets métaboliques de l'apeline concernent essentiellement le muscle où elle favorise significativement l'utilisation des substrats énergétiques en améliorant la fonction mitochondriale ainsi que la mitochondriogenèse. De fait, l’apeline apparaît désormais comme un adipokine avantageuse avec des propriétés anti-obésogènes et anti-diabétiques. Des données plus récentes ont mis en évidence un rôle bénéfique de l'apeline lors de la perte de fonction musculaire liée à l'âge en reactivant le métabolisme énergétique. Ainsi l'apeline peut être considérée comme une véritable "roue de secours métabolique" capable de compenser les dysfonctionnements métaboliques et s'avère donc une cible thérapeutique prometteuse.

L’auteur n’a pas transmis de déclaration de conflit d’intérêt.