MA. Charles*a (Dr), B. De Lauzon- Guillaina (Mme), B. Heudea (Mme)

a Inserm, Villejuif, FRANCE

* marie-aline.charles@inserm.fr

Les 1000 premiers jours de la conception et à la fin de la seconde année de vie est la période où la croissance de l’être humain est la plus rapide. La croissance au cours de cette période est intrinsèquement liée au développement qui, partant d’un être unicellulaire, va aboutir à un corps humain fonctionnel. Ces deux phénomènes sont sous tendus par la disponibilité en macro et micronutriments et s’y adaptent. De ces adaptations, qui peuvent être d’ordre fonctionnelles ou structurelles, l’organisme va garder trace pour le restant de la vie. La nutrition et ses conséquences sur la croissance ont été à la base du concept des origines développementales de la santé (1). La croissance de la taille et du poids à cette période renseigne sur l’état de santé immédiat de l’enfant mais, au niveau populationnel, elle informe également sur la susceptibilité ultérieure d’une population ou de certains de ses sous-groupes à de nombreuses pathologies chroniques. Dans cette présentation, après le rappel de ces concepts généraux, les relations entre nutrition et croissance pré et post-natales précoces seront illustrées à partir de cohortes de naissance françaises et d’autres pays à situations nutritionnelles contrastées.

1 Gluckman PD, Hanson MA, Cooper C, Thornburg KL. Effect of in utero and early-life conditions on adult health and disease. The New England journal of medicine 2008;359:61-73.

L’auteur n’a pas transmis de déclaration de conflit d’intérêt.