J. Hugon-Rodin*a (Dr)

a Hôpital Saint Joseph, Paris, FRANCE

* justine.hugon-rodin@aphp.fr

La contraception hormonale demeure la contraception la plus utilisée en France. De très nombreuses études épidémiologiques ont analysé le lien entre l’utilisation d’une contraception hormonale et le risque vasculaire notamment le risque de thrombose veineuse (MTEV). Depuis la crise médiatique de 2012 mettant en avant le risque vasculaire des contraceptions oestro-progestatives (COP), le paysage contraceptif s’est modifié en France. Les COP contenant du Norgestimate ont une autorisation de mise sur le marché à la fois comme contraceptif mais également dans le traitement de l’acné. Ces dernières ont un risque de MTEV similaire à celui des COP contenant du levonorgestrel c’est-à-dire faible. Actuellement, il est recommandé, lorsque le choix d’une COP est fait, d’utiliser en 1ère intention une COP contenant du levonorgestrel ou du norgestimate.

La COP est contre-indiquée formellement chez les femmes à haut risque vasculaire. Les contraceptions progestatives seules sont, dans la plupart des cas, autorisées. Récemment, une contraception progestative contenant uniquement de la drospirénone a été mise sur le marché. Elle ne semble pas augmenter le risque cardio-vasculaire et semble être moins pourvoyeuse d’effets secondaires.

Enfin, pour déterminer si une femme est à risque cardio-vasculaire et l’orienter vers la contraception la plus adaptée, une recherche minutieuse des facteurs de risque, notamment des antécédents familiaux de thrombose, est recommandée. La réalisation d’un bilan de thrombophilie avant la prescription n’est actuellement pas recommandée mais cela pourrait évoluer notamment dans certaines situations. De nouveaux facteurs de risque émergent également tels que l’endométriose ou le syndrome des ovaires polykystiques.

L’auteur n’a pas transmis de déclaration de conflit d’intérêt.